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RDC : 25 officiers supérieurs des FARDC formés à l’école de guerre du pays

RDC : 25 officiers supérieurs des FARDC formés à l'école de guerre du pays

Au total, 25 officiers supérieurs des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) viennent formés à l’Ecole de Guerre de Kinshasa (EGK).

La cérémonie de remise des brevets de fin de formation pour cette première génération de l’EGK a eu lieu ce lundi 25 juillet 2021 à Kinshasa, en présence du chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo.

Lukas Papademos

Prenant la parole en tant que parrain de la première génération, François Beya, conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité, a souligné que le pays attend plus de ces militaires et cela surtout pendant cette période de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et d’Ituri.

Pour lui, « la discipline, l’engagement, la loyauté, la fidélité envers le chef de l’État, le courage et le sens de l’honneur sont des valeurs qu’ils doivent intérioriser ».

Ces diplômés d’état-major ont reçu, chacun, des brevets et des insignes consacrant la fin de leurs études des mains du chef de l’État et commandant suprême des FARDC et de la Police Nationale Congolaise, Félix Tshisekedi Tshilombo.

De son côté, le chef d’état-major général des FARDC a salué le rôle essentiel joué par la France dans la conception, la planification et la réalisation de ce projet considéré comme le « reflet de la vitalité » de la coopération militaire franco-congolaise.

Le général Célestin Mbala a exhorté les officiers supérieurs à ne pas perdre de vue la « complémentarité, l’interdépendance censée exister entre l’objectif politique et l’objectif militaire.

« Toute étude du problème doit s’ouvrir et s’achever sur le problème politique pour autant que la finalité de la guerre est une meilleure situation de la paix », a-t-il déclaré.

Pour l’ambassadeur de France en RDC, François Pujolas, « l’EGK est une avancée concrète et un investissement d’avenir pour contribuer à la modernisation des FARDC et de la PNC ».

Tout en remerciant le Chef de l’Etat pour sa vision et son soutien, le Gouvernement, le CEMG, le gouvernement, la Maison militaire et les hauts responsables des FARDC qui ont rendu possible ce projet, le diplomate français a indiqué que cette première promotion de l’EGK marque « une étape et un succès » de la coopération entre la RDC et la France. Après avoir salué l’engagement permanent de tous les coopérants militaires français qui œuvrent au quotidien, en particulier dans le domaine de la formation, François Pujolas a fini son propos par une « note concrète et pleine d’espoir » quant à la capacité du partenariat RDC-France à s’adapter en permanence et à réaliser de grandes choses.

Par contre, le Ministre de la défense et anciens combattants de la RDC qui a clôturé la série d’allocutions en mettant en relief « l’attention particulière » que la plus Haute Autorité de l’Etat attache à la réforme de notre outil de défense pour sa professionnalisation et sa crédibilité.

« Sa montée en puissance qui constitue le crédo du Commandant suprême doit conjuguer les facteurs constitutifs d’une armée moderne, à savoir, des hommes et des femmes bien formés, bien équipés et moralement bien motivés », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, il a exhorté les encadreurs à préserver et à pérenniser l’idéal de l’EGK pour le plus grand bien des FARDC, et aux lauréats, à entretenir l’esprit d’assiduité et d’excellence leur communiqué pendant leur séjour à l’EGK.

« Soyez en plus intègres et patriotes engagés », a-t-il conclu.

Il est à noter le directeur général de l’Ecole de Guerre de Kinshasa a rappelé aux lauréats de développer des méthodes et techniques d’organisation des états-majors et la capacité de travailler sous contrôle sans oublier la connaissance des armées pour pouvoir exercer des fonctions d’état-major et du commandement. Cette école a été créée le 5 janvier dernier par le président de la République Démocratique du Congo.

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