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Mali : Le président en exercice de l’UA Félix Tshisekedi exige la libération « immédiate » du président et premier ministre malien arrêtés par l’armée

Mali : Le président en exercice de l'UA Félix Tshisekedi exige la libération "immédiate" du président et premier ministre malien arrêtés par l'armée

Le président en exercice de l’Union Africaine, Félix Tshisekedi Tshilombo exige la libération « immédiate et inconditionnelle » des personnalités politiques dont le président et le premier ministre maliens arrêtés par l’armée.

Lukas Papademos

Dans un message posté ce mardi 25 mai 2021 sur le compte Twitter de la Présidence de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi condamne les actions visant à déstabiliser la République du Mali pendant cette période de la transition.

« Le Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président en exercice de l’African Union a appris avec consternation l’arrestation, au Mali, du Président de la transition, Bah N’daw et de son Premier Ministre, Moctar Ouane, par des militaires. Condamnant fermement toute action visant à déstabiliser le Mali, le Président Tshisekedi appelle tous les acteurs de la transition politique malienne à la retenue ainsi qu’au respect de la Constitution. Il exige la libération immédiate et inconditionnelle des personnalités arrêtées », dit le tweet.

Par ailleurs, le chef de l’État congolais « estime que tout doit être mis en œuvre afin de préserver la stabilité du Mali et consolider la paix dans la sous-région ».

A noter que, selon plusieurs sources au Mali, les autorités militaires maliennes ont arrêté le lundi 24 mai dernier le président de la transition Bah N’daw et son premier ministre Moctar Ouane pour n’avoir pas nommé les militaires à la gestion du ministère de la défense et sécurité du pays.

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Juste après le remaniement ministériel au Mali, le premier ministre Moctar Ouane a précisé avoir vu des militaires chez lui. D’autres témoins qui ont assisté à l’arrestation du président ont affirmé sous l’anonymat avoir vu le premier ministre malien amené par les militaires vers la destination de Kati, une ville-garnison située à une quinzaine de kilomètres de la capitale.

Les responsables de l’ex-junte n’ont pas, selon plusieurs observateurs, apprécié le remaniement qui a été fait et surtout d’avoir constaté que les ministères de la défense et de la sécurité ont été récupérés.

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